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I. INTRODUCTION :
L'appareillage prothétique des membres inférieurs
connaît en cette fin de XXe siècle une évolution décisive.
S'il est hélas impossible de redonner sa jambe
à l'amputé, il convient de souligner les efforts de recherche
de certaines équipes de réadaptation, pour améliorer
la qualité de vie de leurs patients, laquelle dépend étroitement
des aspects biomécaniques et bioénergétiques de l'appareillage.
Chez l'adulte actif, amputé de cuisse, l'appareillage
le plus prescrit en France est l'emboîture "contact" quadrilatérale,
qui fait appel à une technique élaborée il y a plus
de 30 ans (2).
Depuis une dizaine d'années, il existe une
emboîture, mise au point aux Etats-Unis par John SABOLICH et son
équipe (38), appelée CAT-CAM (Contoured Adducted Trochanteric-Controlled
Alignment Method). Cette technique, très peu connue en France, présenterait,
selon ses partisans, des qualités physiologiques et fonctionnelles
tout à fait éminentes.
Le but de notre étude est de contribuer à
la réflexion sur les qualités de cette emboîture par
rapport à la quadrilatérale, en posant la question de savoir
si l'impression subjective de confort, soulignée par les patients
équipés en CAT-CAM que nous avons interrogés, s'accompagne
d'une amélioration réelle de leurs performances de marche
et peut faire l'objet d'une justification scientifique.
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